Sonnet pour le Centenaire n° 0007

La mort d’Alain Fournier (Les Eparges – 55)

Lecture par l’auteur avec illustration musicale de Paul Glaeser :  

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Avant que les Eparges aient la célébrité

Venant les épuiser sous sa terrible étreinte,

Cette région de Meuse, à la base restreinte,

S’est retrouvée forcée à la postérité…

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Alain Fournier sans doute y fut en vérité

Son premier écrivain que la Mort en astreinte

Echarpait de sa faux tournoyant sans contrainte

En cet été quatorze aux coups sans parité !

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Lieutenant de réserve, il y meurt en patrouille

En Tranchée de Calonne où la crainte et la trouille

Règne de part en part quand un coup de feu part !

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La France du Grand Meaulnes en fut toute éplorée

De voir son jeune auteur déjà dans le départ

Mais sans que sa dépouille en puisse être honorée.

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