Sonnet pour le Centenaire n° 0009

L’éperon des Eparges (Les Eparges – 55)

Lecture par l’auteur avec illustration musicale de Paul Glaeser :   

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Sur les Côtes de Meuse, il est un éperon

Qui fut si disputé du côté des Eparges

Que la Mort et la boue y passaient à la charge

Pour transformer le tout en un sanglant goudron !

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Que l’on y fut vaillant ou bien simple poltron

Ne songeant qu’à survivre et prendre un peu le large,

L’on y fut rattrapé par l’horrible décharge

D’une mine explosant son corps aux environs !

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Ce fut trois mois d’enfer bien loin du purgatoire

Qui firent du Poilu ce héros de l’Histoire

Que Louis Pergaud lui-même a si bien mis à nu…

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Alors éparpillés encore en cette crête,

N’ayant pu devenir le Soldat inconnu,

Tous ces restes d’Humains méritent notre dette !

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