Sonnet pour le Centenaire n° 0013

La boue des Eparges (Les Eparges – 55)

Lecture par l’auteur avec illustration musicale de Paul Glaeser :  

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 *

Les Eparges, en l’an quinze, entraînant en sa glaise

Des milliers de soldats, préfiguraient Verdun

Dont le champ de bataille en engloutit plus d’un

Dans son enfer de boue et de feu de l’an seize.

 *

Le rouge de leur sang à la couleur de braise

S’écoulant en son sol se colorait soudain

De la froide pâleur de sa terre en dédain

Leur hurlant sa colère et son triste malaise…

 *

Le Ciel voyant cela se mit donc à pleurer

Des tombereaux de pluie afin de conjurer

Le sort de cette guerre avec celle des mines…

 *

Mais comme il savait trop que l’Homme, étant soldat,

Arrive à surpasser sa peur qui le lamine,

Il lui laissa le choix de Jésus ou Judas !

*