Sonnet pour le Centenaire n° 0015

Louis Pergaud, témoignage posthume… (Les Eparges – 55)

Lecture par l’auteur avec illustration musicale de Paul Glaeser :  

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Quand, jeune instituteur, je voyais mes élèves

S’amuser à la guerre en chipant les boutons

Ne tenant plus qu’à peine à leur fil de coton,

Je me suis délecté de son ardente sève…

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Et puis, je l’ai décrite en écoutant mon rêve

D’écrivain ne voyant que fusils de carton

Tout d’abord… puis des jeux de mains… puis de bâtons

Où vainqueurs et vaincus ne voulaient nulle trêve…

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Puis… quand Sarajevo déclencha cet enfer

Où je meurs aujourd’hui, déchiré par le fer,

Je m’y suis confronté, malgré moi, pour la France…

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Puis… j’ai vu l’inhumain se vautrer dans le froid,

Dans la boue et l’horreur de la pire souffrance

D’un visage arraché me pétrifiant d’effroi !

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