Sonnet pour le Centenaire n° 0016

Cris et silences de l’assaut (Les Eparges – 55)

Lecture par l’auteur avec illustration musicale de Paul Glaeser :  

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Une heure avant l’assaut se fit un grand silence

Pendant que le Génie allumait son fourneau

Et que le fantassin, fermé comme un anneau,

Mettait alors sa vie et sa mort en balance…

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Puis le sol en poussant un très long cri s’élance

Vers le ciel emportant avec lui les créneaux

Du rempart allemand volant comme étourneaux

En milliers de trajets que le temps lui relance…

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… Et vibre de nouveau sous la grêle d’obus

Que l’artilleur au loin donne au canon fourbu

De ne plus refroidir entre chaque décharge…

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Jusqu’à ce qu’il se taise au moment où la voix

D’un lieutenant s’élève en annonçant la charge

Que ses Poilus vont suivre hurlant sans porte-voix !

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