Sonnet pour le Centenaire n° 0017

Maurice Genevoix aux Eparges (Les Eparges – 55)

Lecture par l’auteur avec illustration musicale de Paul Glaeser :  

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Maurice Genevoix fut le témoin fidèle

De la réalité que vivait le Poilu

Du 106e R.I poussé, frais émoulu,

Contre une simple crête ourdie en citadelle.

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Espérant que sa peur s’enfuie à tire-d’aile,

Il montait à l’assaut croyant à son salut.

Mais n’en revenait guère ou bien plus que moulu

Tel un fier équidé devenant haridelle.

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Par ses carnets de guerre, il encordait les faits

A sa juste mémoire où rien n’était surfait

Pour les reprendre un jour en récit véritable…

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Ainsi, ceux de quatorze ayant vécu l’enfer,

Ne trouvant pas les mots disant l’insupportable,

L’ont laissé les tracer sous sa plume de fer !

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