Sonnet pour le Centenaire n° 0018

Le vieux tilleul près du calvaire (Les Eparges – 55)

Lecture par l’auteur avec illustration musicale de Paul Glaeser :  

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Je suis le seul témoin rescapé du village

Ayant très bien connu la vie des gens d’avant

L’horrible Grande Guerre ouvrant à tous les vents

L’âme de mon vieux tronc, criblé de mitraillage !

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Ce qui m’a fait pleurer surtout fut le courage

De mes concitoyens, ruinés mais survivants,

Cherchant à me donner l’envie d’être vivant

Pour de nouveau fleurir au sein de mon feuillage !

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N’étant plus invalide, alors, j’ai retrouvé

Cet aspect vigoureux dont j’avais tant rêvé

Et que je préservais au fond de mes racines…

*

…Pendant qu’un Lieutenant, luttant contre l’effroi,

Semblait décrire au loin, d’une écriture fine,

Le parcours d’une « effraie » huant fort dans l’air froid !

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