Sonnet pour le Centenaire n° 0019

La terre des Eparges (Les Eparges – 55)

Lecture par l’auteur avec illustration musicale de Paul Glaeser :  

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La terre des Eparges est toute en cicatrices

Tel un récif au large affleurant en ses eaux

Où de nombreux marins se sont brisés les os

Et s’inondant de pleurs après leurs sacrifices.

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Ils s’arrachaient les mains pourtant contre les drisses

Pour faire de leurs voiles un énorme réseau

De toiles pour virer de bord tel un oiseau

Evitant un obstacle avant qu’il n’atterrisse…

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Et puis de février jusqu’à la fin d’avril,

Bien des larmes de sang se mêlent à ce terril

Revomissant par vagues à chaque anniversaire…

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…Des inhumaines dragues annonçant les assauts

De feux lardés de fer délivrant de la guerre

Bien trop tôt ces soldats coulant dans leur vaisseau !

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