Sonnet pour le Centenaire n° 0025

Le cimetière du Trottoir (Les Eparges – 55)

Lecture par l’auteur avec illustration musicale de Paul Glaeser :  

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Au début de la crête, il est un cimetière

Que la Nature entoure en son plus bel écrin

Prouvant que son pardon remplace son chagrin

D’avoir autant vécu la guerre à part entière…

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Ses deux mil’ cent huit tombes, aussi simples qu’altières

Rappellent au visiteur que le fil ou le crin

D’une vie est fragile à l’inverse du grain

Que le terreau du temps renforce en sa litière…

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Le Lieutenant Porchon, l’ami de Genevoix,

Y repose à présent sans le son de sa voix

Transmettant à ses hommes un regain d’enthousiasme…

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Son nom vient du surnom donné par les Poilus

A ce lieu que la boue inondait de son miasme

Quand, avec des rondins, on leur fit un talus !

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