Sonnet pour le Centenaire n° 0034

Le calvaire (Les Eparges – 55)

Lecture par l’auteur avec illustration musicale de Paul Glaeser :  

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L’Esparge d’avant guerre avait, comme dans tous

Les villages de Meuse, un imposant calvaire

Où beaucoup d’habitants venaient prier naguère

Le Ciel pour que leur terre emplisse leurs faitouts !

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Mais lorsque les obus de l’an quinze l’ont tout

Mis en mille morceaux, il ne ressemblait guère

Au symbole de Foi que révéla sa pierre

Aux ciseaux d’un artiste aux mains pleines d’atouts…

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Or, fort heureusement, le Temps garde en mémoire

Tout signe symbolique au fond de son grimoire

Et fit donc qu’un sculpteur s’en inspire à nouveau !

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Duilio Donzelli le comprit sans nul doute

Puisqu’il en fit naître un d’un excellent niveau

Révélant que, debout, l’Homme oublie sa déroute !

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