Sonnet pour le Centenaire n° 0039

 Ernst Jünger à Combres (Les Eparges – 55)

Lecture voix seule par l’auteur : 

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Pour tous les Allemands qui combattaient à Combres,

La crête s’appelait forcément de son nom

Du fait que ce village au pied de ce chaînon

Servait à leur départ pour s’y battre en grand nombre…

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Blottis dans leurs abris, cachés sous ses décombres,

Ils vivaient tout autant la terreur du canon

Que les soldats français, pour le même renom

Promis par leur Pays gommant leur destin sombre…

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Dans cet enfer, l’auteur des « Orages d’acier »

Notait dans ses carnets de tout jeune officier

L’exacte vérité de cette guerre atroce…

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Gardant en sa mémoire, ainsi que Genevoix,

Comment les corps hurlaient pendant qu’ils se désossent,

Ernst Jünger l’écrivait tout en restant sans voix !

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