Sonnet pour le Centenaire n° 0215

L’Hartmannswillerkopf (Cernay – 68)

Lecture voix seule par l’auteur : 

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L’Hartmannswillerkopf, en Français « vieil Armand »,

Fut ainsi baptisé lors de la Grande Guerre

Par les Poilus voyant qu’ils ne parvenaient guère

A prononcer ce nom sonnant trop allemand !

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C’est endroit ne cessa de passer constamment

Aux mains de chaque camp quand leur instinct grégaire

Paraissait les venger de l’échec si vulgaire

Du combat précédent fait de retournements…

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De ses six mille abris restent quelques vestiges

De ce temps meurtrier avant que ne s’érige

Une haute croix blanche au centre de ce lieu…

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Puis la Mémoire un jour, avec sa nécropole,

Sa crypte et son autel, l’honore de son mieux

Pour que la Gloire enfin ne fasse plus école…

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