Sonnet pour le Centenaire n° 0123

Le Front après la course à la mer

Lecture voix seule par l’auteur : 

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Le Front qui se dessine, alors, a deux saillants :

- L’un, du côté français, est celui de Verdun

S’accrochant à l’Argonne et filant jusqu’à Dun

Puis sur les hauts de Meuse aux festons verdoyants…

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- L’autre, juste à son Sud, profite à l’assaillant

Enfermant Saint-Mihiel et tous ses citadins

Désormais prisonniers dans cet enfer soudain

Leur faisant côtoyer ses soldats guerroyant…

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Il n’est pas un endroit, de la mer à la Suisse,

Qui ne sera saigné de tranchées où se glissent

De pauvres fantassins sous des milliers d’obus…

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Tout le long de sa ligne, alors, se défigurent,

A portée de canons, ces sols aussi fourbus

Qu’eux-mêmes étant soumis à leur mauvais augure !

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