Sonnet pour le Centenaire n° 0289

Le no man’s land

Lecture voix seule par l’auteur : 

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La partie de terrain séparant les tranchées

Entre belligérants était, pour les blessés,

L’antichambre où la Mort venait les ramasser

Parfois après des jours d’agonie affichée…

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Car aucun brancardier à leurs voix écorchées

Ne pouvaient parvenir à même se glisser

Jusqu’à eux sans devoir eux-mêmes trépasser

Sous une pluie de feux que l’Enfer a lâchée…

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Sous les bombardements, il arrivait souvent

Que les morts enterrés redonnent sous le vent

L’âcre odeur de leur chair déjà décomposée…

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Comme pour enseigner aux vivants sur le Front

Que l’horreur à la guerre était sa préposée

Et qu’ils devaient s’attendre à ses pires affronts !

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