Sonnet pour le Centenaire n° 0294

Le théâtre au Front

Lecture voix seule par l’auteur : 

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Quand la troupe sortait, après une relève,

De l’enfer du combat où les pires horreurs

S’entassaient dans les têtes et durcissaient les cœurs,

Il fallait lui donner un sentiment de trêve…

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En s’appuyant un soir sur ces faiseurs de rêve,

Poètes, comédiens, musiciens et chanteurs

Pour un « Ciné-concert » qui faisait rire en chœur

Ou réveiller un peu de son humaine sève…

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S’attachant avant tout à la légèreté,

Leur parole grivoise emprunte de gaîté

Lui rendait un moment de joie et bonne mine…

*

Mais lorsque le rideau sur elle se fermait,

Ses Poilus ressentaient le long de leur échine

Leur rancœur pour l’Arrière ancrée à tout jamais !

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