Sonnet pour le Centenaire n° 0332

Les chevaux de frise

Lecture voix seule par l’auteur : 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

*

Pour empêcher l’assaut d’un fort ou casemate…

Et, plus tard, des tranchées offrant au fantassin

Les défendant l’espoir de rester sauf et sain,

Le Génie y planta des réseaux coupe pattes…

*

Nommés chevaux de frise, avant que l’on s’y batte,

Ils feront renâcler alors quand, en leur sein,

Les charges des Poilus fracassent leurs desseins

Tel un vaisseau perdu que l’orage démâte !

*

Emprisonnant leurs corps dans leurs fils barbelés,

Ceux-ci semblaient de loin se désarticuler

Quand ils cherchaient en vain à rompre cette emprise…

 *

Mais ne parvenant guère à le réussir seuls,

Ils seront prisonniers si la Mort les méprise

En ne les couvrant pas, d’un trait, de ses linceuls !

 *