Sonnet pour le Centenaire n° 0424

La disparition d’Alain-Fournier

Lecture voix seule par l’auteur : 

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Alain-Fournier lui-même avant la fin septembre

De cette année quatorze eut le même destin

Que son ami Péguy, quand au petit matin

La Mort vint l’attirer tout au fond de sa chambre…

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Au cours d’une patrouille, il tomba sur un membre

D’un poste de secours allemand qui l’atteint

D’une balle et le tue, ignorant qu’il éteint

La flamme d’un poète à la lumière d’ambre…

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Avec vingt compagnons, son corps fut enterré

Non loin de Saint-Rémy, laissant désemparé

Le lectorat français amoureux du Grand Meaulnes…

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Car porté disparu, le célèbre écrivain

S’enroba du mystère où vit le Roi des Aulnes

Que Goethe puis Schubert ont su rendre divin !

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