Sonnet pour le Centenaire n° 0439

La forte chaleur de l’été quatorze

Lecture voix seule par l’auteur : 

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Pendant l’été quatorze et sa chaleur torride,

Les soldats engagés, lourdement harnachés

Se trouvaient épuisés rien que d’avoir marché

Sans fin pendant des jours sur des chemins arides…

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Leurs fronts plissés d’effort préfiguraient leurs rides

Sous leur peau juvénile et leur képi penché

Pour beaucoup vers l’arrière ainsi qu’un nid perché

Au sommet de roseaux dans un marais putride…

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Ne pouvant transporter leur capote d’hiver

Ailleurs que sur leur dos, seul leur col entrouvert

Venait les rafraîchir quelque peu dans leur marche…

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Car leur lourd havresac ne pouvant l’accueillir

Avec tout le couchage enroulé comme une arche,

Ils devaient la vêtir quitte à en défaillir !

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