Sonnet pour le Centenaire n° 0463

Le départ pour la bataille des Frontières « 1914, les fiancés des Eparges »

Lecture voix seule par l’auteur : 

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Julien ne put revoir son amoureuse, Hélène

Devant vivre à Rubelles au sein de son château

Qui l’employait depuis quelques années plus tôt

Pour s’occuper du linge en ses armoires pleines…

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Comme ses camarades, il sentait que la haine

Appuyait sur son cœur sa pointe de couteau

Quand il sut que la Mort écarta son manteau

Pour prendre un premier corps sous sa faux qu’elle traîne…

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Ayant gardé sur lui ce grand coquelicot

Que son aimée avait glissé dans son tricot,

Il le mit au fusil avec de la ficelle…

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Puis s’en alla rejoindre avec son Régiment

Sa première bataille et son échappée belle

Le rendant rescapé du feu des Allemands !

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