Sonnet pour le Centenaire n° 0465

Noël 14 par Julien « 1914, les fiancés des Eparges »

Lecture voix seule par l’auteur : 

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Quand un chant de Noël vers la ligne française

Poussait en Allemand son message de paix,

Le silence se fit devant ce parapet

Qu’un chanteur d’Opéra franchit le cœur à l’aise…

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Pour chanter cette nuit d’espoir sans la fournaise

De cet Enfer de feu qui sans arrêt frappait

Depuis des mois durant les corps qu’elle attrapait

Sans se soucier du bord qu’ils avaient sous sa braise…

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La trêve en notre endroit s’ingéra sur le Front

Face à mon Commandant ne sachant si son front

Devait plus se plisser de colère ou de rire…

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Mais l’amour de Jésus dans la nativité

S’est révélé plus fort qu’un principe à relire

Dans tous les règlements disant l’autorité !

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