Sonnet pour le Centenaire n° 0466

Noël 14 par Hélène « 1914, les fiancés des Eparges »

Lecture voix seule par l’auteur : 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 *

Julien, mon doux amour, ton absence tant pèse

A mon cœur désirant retrouver cette paix

Que nous avions enfants quand nos mains attrapaient

La vie à bout de bras, debout sur une chaise…

 *

Avec encore aux doigts bien des traces de fraise

De cerise ou groseille au pot que l’on chopait

Au nez d’un grand placard qui jamais ne trompaient

Nos mamans qui fermaient les yeux sur nos fadaises…

 *

La trêve à notre endroit nous baisait sur le front

Suite à notre incartade au bien petit affront

Que nos mères taisaient aux pères et à leur ire…

 *

Et nous chantaient Noël et la Nativité

Avec les mêmes airs que pour aucun Empire

Je ne veux oublier pour sa Fraternité !

 *