Sonnet pour le Centenaire n° 0468

La mort de Julien « 1914, les fiancés des Eparges »

Lecture voix seule par l’auteur : 

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Un jour avant sa mort venue d’un tir de mine

Explosant sa tranchée où la peur et l’horreur

Régnaient plus que jamais entre deux haut-le-cœur,

Julien vite écrivit tout ce qui l’abomine…

*

Ne pensant qu’à Hélène, il faisait grise mine

A l’idée de ne plus la serrer sur son cœur

Depuis qu’il a perdu les restes de la fleur

Qu’elle-même a cueillie en sa candeur hermine…

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Venant tout contre lui, l’âme d’Alain-Fournier

Sentit que de l’amour pulsait en ce charnier

Dont l’odeur écoeurait ce Poilu dans la peine…

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Et lui souffla les mots que son prochain roman

Aurait dû révéler aux amoureux en veine

Ayant encore en tête Yvonne et son amant !

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