Sonnet pour le Centenaire n° 0469

Après la mort de Julien « 1914, les fiancés des Eparges »

Lecture voix seule par l’auteur : 

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Julien n’est plus qu’une âme après ce coup mortel

Creusant un entonnoir géant sur cette crête

Où la vie des Poilus n’était guère à la fête

Avec leurs doigts crispés au bois de leur Lebel…

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Son corps déchiqueté manquait, lors, à l’appel,

Même parmi les morts plus ou moins mis en miettes

Dont la liste transmise alors par estafettes

Inondait de chagrin leurs logis paternels…

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Son être disparu n’appela nulle tombe

Pour repousser l’espoir aux confins d’outre-tombe

Dans les pensées d’Hélène y rêvant chaque soir…

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Parce que son esprit y retrouvait sa belle,

Guidé par l’écrivain plus que le désespoir

Voyant que leur Amour résistait à Rubelles !

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