Sonnet pour le Centenaire n° 0470

La Meuse de Péguy « 1914, les fiancés des Eparges »

Lecture voix seule par l’auteur : 

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Charles Péguy dont l’âme alors intemporelle

Naviguait sur l’espace en se jouant du temps,

Regardait ces Poilus blêmir à tout instant

Quand les salves d’obus reprenaient de plus belle…

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Voyant leurs corps se tordre aussi comme leurs pelles

Ayant creusé ce sol français si résistant,

Il comprend leur souffrance et leurs cris qu’il entend

Maintenant qu’il n’est plus pour chanter la Pucelle…

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La vallée de la Meuse alors de Jeanne d’Arc

Lui semble à l’agonie et bien loin du beau parc

Qu’il décrivait jadis au sein de son poème…

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Puis, parcourant l’Histoire et ses larmes de sang,

Il pleure sur Cumières et l’Europe qu’il aime

Après qu’une autre guerre ait pris des innocents…

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