Sonnet pour le Centenaire n° 0471

L’âme de Péguy « 1914, les fiancés des Eparges »

Lecture voix seule par l’auteur : 

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Charles Péguy n’ayant, pour transmettre, que l’âme,

Se mit alors à dire à celles des vivants

Ses mots les plus sensés et les plus émouvants

Que pourront répéter les Poilus ou leurs femmes…

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Puis, sachant le poète ému par ce grand drame,

Il demanda que Dieu lui dise, par le vent,

Lequel sera celui lui restant survivant

Capable de l’écrire avec la même flamme…

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Pensant que Louis Pergaud pouvait servir sa voix

Par son engagement d’avant-guerre, il prévoit

D’aller l’accompagner s’il ne meurt pas, par chance…

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Mais, ainsi que Julien, celui-ci disparut

En avril de l’an quinze et devint, « pour la France

Un Mort » que son esprit voyait plus en intrus !

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