Sonnet pour le Centenaire n° 0472

Le « vent » des Eparges « 1914, les fiancés des Eparges »

Lecture voix seule par l’auteur : 

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C’est alors qu’un grand vent souffla sur les Eparges

Autour du Lieutenant Maurice Genevoix

Pour ces trois écrivains que personne ne voit

Venant pour l’alléger du grand poids de sa charge…

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En le voyant écrire, en annotant ses marges

Dans son carnet de guerre, Alain Fournier, sans voix,

Se retrouve en Sologne en ces moindres renvois

Et ne sent nul besoin d’y souffler l’air du large…

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De même, à son côté, l’âme de Louis Pergaud

Découvre en quelques mots que Goupil ou Margot

N’auraient rien à lui dire de plus pour sa grande œuvre…

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Charles Péguy lui-même y vit son plaidoyer

S’aligner sur ses pages avant que la manœuvre

Le blesse gravement pour n’y plus guerroyer…

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