Sonnet pour le Centenaire n° 0474

Marie « 1914, les fiancés des Eparges »

Lecture voix seule par l’auteur : 

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Hélène alors choisit de s’appeler Marie

Parce que le seul lien qu’il avait du passé

Etait ce long poème en un papier froissé

Qu’il lui avait tendue en son infirmerie…

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Ne sachant s’il venait de son âme meurtrie

Ou d’un autre soldat qui lui aurait glissé

Avant d’aller mourir dans le creux d’un fossé,

Ce texte lui parla comme une allégorie…

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Et voyant que ses yeux lui rappelaient Julien,

Elle s’est attachée à ce blessé sans lien

Dont le sort s’annonçait sans amour et terrible…

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Alors elle a juré, comme Mina Fischer,

De rouvrir à cet homme un chemin du possible

Autre que la folie à s’arracher la chair !

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