Sonnet pour le Centenaire n° 0493

Troisième sonnet du spectacle musical (Les fusillés de Verdun)

Lecture voix seule par l’auteur : 

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Henri de temps en temps écrivait une lettre

Pour rassurer sa femme ainsi que son enfant,

René, qui découvrit un père triomphant

Pour ses exploits guerriers qu’il racontait en maître…

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Si bien que devenu solide comme un hêtre

En grandissant, ce fils, tel un cheval piaffant

Décida tout d’un coup comme un bois qui se fend

De s’ouvrir à la guerre afin de la connaître…

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Profitant d’un décret qui rabaissait d’un an

L’âge pour les conscrits, il mentit en venant

S’engager en gonflant de deux ans son jeune âge…

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Avant d’être affecté dans une autre unité

Que celle de son père ignorant l’engrenage

Dans lequel ils allaient être tous deux jetés !

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