Sonnet pour le Centenaire n° 0497

Septième sonnet du spectacle musical (Les fusillés de Verdun)

Lecture voix seule par l’auteur : 

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Lorsque son régiment combattit sur Verdun

Au cours de l’année seize au début de l’automne,

Suivant le « tourniquet » d’une guerre gloutonne,

Henri vit que René s’assombrissait soudain…

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L’horreur de cet enfer s’étageant par gradins

Venait, après l’assaut d’une tranchée teutonne,

De l’y jeter au cœur sous un ciel qui moutonne

Comme il aimait, enfant, le voir en leur jardin…

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Il avait fait rougir d’un coup sa baïonnette

Dans le ventre d’un jeune Allemand dont la tête

Ressemblant à la sienne appelait sa maman…

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Et n’osait plus bouger jusqu’à ce que son père

Le tire jusqu’à lui par le bras vivement

Pour éviter qu’alors son fils n’en désespère…

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