Sonnet pour le Centenaire n° 0498

Huitième sonnet du spectacle musical (Les fusillés de Verdun)

Lecture voix seule par l’auteur : 

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Mais une contre-attaque allemande arrivant

Les rendit prisonniers dans la même tranchée

Qu’ils venaient d’enlever, baïonnettes tachées

D’un sang s’assombrissant en séchant sous le vent…

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Evitant que son fils ne se lève en bravant

De nouveau l’ennemi dont la mine affichée

Ne laissait peu d’espoir à leur âme écorchée,

Henri le préservait en se mettant devant…

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Mais les soldats blessés par la sauvagerie

De l’assaut des Français attisaient la furie

Des fantassins prussiens prêts à les fusiller…

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René comme son père et quelques camarades

Se retrouvaient alors conduits sans sourciller

Devant un peloton s’alignant sans parade…

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