Sonnet pour le Centenaire n° 0500

Dixième sonnet du spectacle musical (Les fusillés de Verdun)

Lecture voix seule par l’auteur : 

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En pensant qu’ils étaient avant tout déserteurs,

On les interrogea sans doute un peu trop vite

Pour être convaincu que tout ce qu’ils méritent

Est la peine de mort pour être aussi menteurs…

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Cette idée ne trouva pas un seul détracteur

Du fait qu’aucun témoin de cet acte insolite

Ne restait survivant et qu’une note écrite

De leur chef disparu parlait d’agitateur…

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Il n’en fallut pas moins pour que cette sentence

Inique au plus haut point offre à leur espérance

De conserver la vie un ultime frisson…

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Ce que le lendemain, pendant l’aube nouvelle,

Un peloton formé d’autres jeunes garçons

De l’âge de René ancrait en leurs cervelles !

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